2040...dix ans après l'ouverture de la célèbre académie Randall, vingt-huit ans après l'apparition des premiers spectres...le monde tel qu'on le connaît n'est plus le même, désormais, la survie de l'humanité dépend de ces soldats dotés de pouvoirs paranor
 
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 Hope Doyle, ou pourquoi les spectres sont pitoyables.

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Hope Doyle

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Messages : 28
Date d'inscription : 03/10/2010

Feuille de personnage
Type de personnage: Spectre
Élément: Ténèbres/Lumière

MessageSujet: Hope Doyle, ou pourquoi les spectres sont pitoyables.   Dim 3 Oct - 15:53

~Votre personnage~
-Nom : Doyle

-Prénom : Hope

-Sexe : Féminin... la plus part du temps.

-Âge : Celà ne se demande pas.

-Citation : “C’est bon, il est mort. Vous pouvez l’interroger.”

-Élément(s) maîtrisé(s) et Voie : Ténèbres (Première et Seconde Voies) et Lumière (Première, fortement instable)

-Genre : Un familier errant ? Quelle insulte.

-Observations extérieures :
Je regardais encore une fois ma montre. Il devrait déjà être là ! Pour une fois que j’accepte d’avoir un équipier pour une mission qui promet d’être complexe, voilà que ce dernier est en retard ! Non mais c’est pas vrai !
“Excusez moi, vous êtes Martin Loblez, c’est cela ?”
Je sursautais. La voix calme et posée de la jeune femme qui s’était avancé vers était pour le moins inattendue.
“Euh... oui.”
Elle enleva la capuche de son manteau qui dissimulait en partie son visage avec un léger sourire étirant ses lèvres. Une expression bienveillante était inscrite sur ses traits. De grands yeux couleur miel me fixaient semblant explorer jusqu’aux tréfonds de mon âme. Des cheveux semblant fort soyeux encadraient son visage quelque peu enfantins, retenue en une haute queue de cheval rose pâle.
“Je suis désolé de vous avoir fait attendre... Le train a eu du retard et...”
Elle baissa les yeux, légèrement rougissante... Adorable... Et c’est ça mon équipier ? J’espère que cette mission durera longtemps !
[...] Un démon, cette fille était un envoyé du Malin ! Je n’arrivait pas à chasser cette vision horrible de mes yeux, celle d’une femme se déchaînant sur les Spectres bien plus terrifiante qu’eux. Ce sourire démoniaque et ces yeux rieurs tandis qu’elle déchirait la chair des ennemis. Ce rire chaotique qui trouvait un écho angoissant dans les rues de Londres. Cette silhouette provocante mise en valeur par une robe de cuir qui ne gênait pas les mouvements. Cette peau blanche qui contrastait avec le sang noir qui l’avait éclaboussée.
Elle prenait plaisir à occire ses ennemis de la façon la plus odieuse qui soit. Elle en riait. Spectres, humains ou enfants, je suis certain que pour elle ce serait du pareil au même du moment qu’elle voit le sang couler le long de sa lame argentée.

-Rapport psychiatrique :
Doyle semble être une personnalité équilibré et stable, bien plus que les humains en moyenne. Etonnant. Individu fort intelligent faisant preuve d’un grand sens de l’adaptation elle remplie ses mission en un temps record pour rentrer au QG faire des recherches, se surmène souvent. Paradoxalement, très sociable pour quelqu’un qui paraissait au première abord taciturne. Il doit y avoir une raison à ce changement d'attitude un peu trop soudain suite à la mort de l’exorciste dont elle dépendait jusqu’à récemment. Difficile à cerner car n'exprime pas ses goûts ni ses buts.
Quelques rares témoignages de ses rares équipiers (les autre secouant négativement la tête et préférant prendre congé) insistent de la violence et de la sadisme dont l’individu fait preuve en situation de combat. A tel point que cela me fournit du travail en plus et même une hausse de salaire ! Hélas, la direction refuse de laisser Doyle dans une équipe sous prétexte d’incompatibilité au travail d’équipe.
Conclusion : il s’agit d’un bon élément mais bien trop dangereux et puissant pouvoir être laissé sans surveillance.

-Histoire :
Par où commencer ? Je n’ai pas l’habitude d’étaler ma vie, si je puis m’exprimer de la sorte.

Mes premiers souvenirs datent de 2012. L’année du commencement pour nous autres. A vrai dire, en cela, je ne diffère point des autres spectres de la Première génération. Je me suis éveillée au cœur de la nuit dans les landes du Pays de Galles. Face à mon propre corps, ou plutôt ce qu’il en restait après avoir été déchiqueté de la façon la plus odieuse qui soit. Ou peut être n’était-ce pas mon corps ? Peut être j’étais à l’origine de l’état pitoyable de cette dépouille ? Je ne sais plus.
Je n’étais qu’une masse uniforme, informe, semblant être issue du sang... noir coulant des plaies béantes au niveau de l’aorte du macabé. Noir. Ce sang l’était. Quelle couleur répugnante. Mais affreusement approprié. J’étais issue du néant, quoique je puisse être. Et je me fichais bien de ma nature. Plus tard je comprendrais qu’il s’agissait alors d’un état médian entre l’esprit et le spectre qu’il deviendra.
Je me sentais euphorique, euphorique face à cette chair putride, je me sentais puissant aussi. Incroyablement puissant. Mais j’avais peur. tout cela était étrange. Un contradiction caractéristique des nouveau-morts, rapidement anéantie par instinct. Un instinct bas et bestial recherchant une seule chose : ce sentiment de puissance. Et lorsque cette impression d’omnipotence disparut, je me sentit vide, encore plus que je ne l’était déjà. Pour essayer d’y pallier, je commençais alors à errer. En vain.
Tout me semblait familier, mais pourtant sous un jour nouveau. Mes sens me semblaient trop puissants pour que cela puisse être normal, mais cette idée disparut comme elle vint. Tout comme celle qui tentait de me faire comprendre que quelque chose n’allais pas.
Cette chose, c’était l'inattention qu’on me portait. Comme si je n'existais pas, comme si je n’étais que néant. Le temps s’écoulait si lentement à mon esprit rapiécé.
Et ce vide au fond de mon être m'obséderais.
Et ces passants ne me voyaient pas.
La peur s’empara de moi. J’avais envie d'exister, c’était mon seul désir.
Alors je me mis à haïr ceux qui étaient. Si seulement je pouvait les détruire à jamais.
La rage s’empara alors ce fantôme, lui donnant assez de pouvoir pour obtenir une emprise sur la réalité.
A quelque mètres seulement, il y avait un couple. Une fraction de seconde plus tard j’ai envoyé l’homme dans le vide éternel. J’ai vu ses yeux se vitrifier, se tripes ensanglante joncher le sol et la femme hurler.
J’étais.
J’étais plus puissant que ces misérables humains, je pouvais les détruire.
Ce sentiment issu de la destruction emplit mon vide par une jouissance indescriptible. Je ne réalisait plus rien, le massacre était devenu une drogue pour moi.
Je me suis délecté du sang de l’humaine qui tentait de fuir, prenant un peu plus consistance. Et ainsi débuta un cycle de manque et de massacre.
Cette obsession me donna puissance, forme et même... conscience.
Un jour, j’ai commencer à me haïr moi même, à haïr cette nature si bestiale et horrible. Je pris véritablement conscience du Spectre que j’étais devenu. Non, je n'éprouvais pas de remords pour mes actes loin de là. Aujourd’hui encore je suis certaine que je n’en éprouverais jamais et que je ne pourrais jamais exister sans assouvir ce besoin de destruction. Non, ce qui insupportait en vérité, c’est de ne pas avoir d’identité propre, de n’être qu’un démon parmi tant d’autre, d’être certes, mais d’être en tout point semblable à ceux qui sévissaient à présent dans cette ère d’hécatombe. Et ce, avant d’avoir achevé un pathétique et faible enfant humain;
Pour la première fois de mon existence nouvelle, je me suis sentie inférieur à ces misérables. Si nous autres, Spectres ne nous différencions que par notre aura de puissance et l’élément duquel on tirait notre puissance, eux... ils n’étaient jamais identiques, que ce soit par leur apparence, leur mimiques, leurs gestes et comportements. A ce moment là, je m’était figé, pitoyable, sous tout un aspect.
J’étais pitoyable, d’un point de vue Spectrale, car je n’étais point capable de mettre fin à la vie de cet enfant.
Pitoyable, car j’avais peur de cette jouissance bestiale issue de la mort.
J’étais pitoyable face à moi même, encore plus fragile qu’un humanoïde
Pitoyable parce que je souhaitais avoir une identité propre et quitter les rangs des miens.
Mais si j’étais pitoyable, c’est parce que je me suis laissé émouvoir par cet écœurant orphelin si banal et unique à la fois qui me regardais de ses yeux verts emplis de terreur.

Ce moment-là, ne fut peut-être pas celui de ma naissance, ni celui où je commençais à exister. Mais pour moi, ce fut le jour où je devins quelqu’un, où je décidais de m’éloigner d’un sentier de macabés battue pour tracer mon propre chemin.
Ce fut le jour où mon instinct avait laissé place à ma conscience.

Il ferma ses grand yeux larmoyants, effrayé par ce que pouvais signifier l’arrêt de mes mouvement, attendant simplement ce qui se passerait après sa mort qui ne vint pas. Moi, je ne savais pas que faire, monstre que j’étais. Aujourd’hui, je ne sais toujours pas qui des deux avait le plus peur. Le gamin sans avenir qui s’attendait à l’étreinte de la faucheuse en ma personne ou le spectre abandonné par son instinct qui redoutait sa propre nature. Pourtant, je fut l’être qui réussit à surpasser sa terreur en premier. Non. “Surpasser” n’est pas le bon mot.
J’essayais de changer de forme, d’obtenir une apparence plus rassurante pour cet humain. J’ignore pourquoi mais tout ce que je voulais à ce moment là, c’est de voir quelque chose dans ses yeux qui n’était pas destiné à ceux de mon espèce, c’était quelque chose d’autre qu’ils destinaient à leurs semblables.
Comme ces deux humains qui furent mes premières victimes.
Plus tard je découvrirait que ce sentiment qui se reflétait dans leurs yeux était l’amour.
Je crois que j’ai pris l’apparence d’une femme que j’avais déjà vu, incapable alors d’inventer.
Mais j’ignore toujours pourquoi j’ai pris cet enfant misérable dans mes bras et que j’ai murmuré “Merci”.
Vous me demanderez comment se faisait-il que je connaissait le langage humaine, A vrai dire, je l’ignore et je m’en fiche.

A travers Edern, j’ai appris à vivre comme le fond les humains. Il m’a enseigné bien des choses alors qu’il ne savait rien. Depuis, j’avais toujours l’impression d’avoir une dette envers lui, ce qui poussait à tout faire pour l’aider, et par tous les moyens, quelles que soient les conséquences. Mais je trouvait que c’était un faible prix à payer pour commencer à comprendre ce qu’était les émotions et les sentiments humains, et même parfois à les ressentir.
Celui qui me marqua le plus fut le désespoir. A force de voir le monde par une fenêtre appelée Edern, je finis par agir comme s’il était son centre. Et un soir le centre disparut, rayé de ce même monde par une créature que j’aurais pu être. Il avait suffit que je m’absente que quelques heures pour voir à mon retour le corps de mon protégé, et un vulgaire spectre au dessus de lui qui semblait se délecter de la chair humaine.
Semblait ? Mais c’est ce qu’il faisait ! Et j’étais bien placée pour le savoir ! Cette chose prenait plaisir à m’arracher mes repères dans cette vie qui commençait à obtenir un sens ! Et qu’était ce Spectre ?
Rien. Ce n’était qu’un vide qui essayait de se remplir par le sang.
Faible, bien plus que moi.
Du désespoir naquit le besoin de vengeance, même les miens auraient ris peur devant ma soi de violence qui fut étanchée par celui qui me prit tout à ce moment là. Encore une fois, je ressentit cette jouissance bestiale issue de la mort qui me manquait parfois.
J’ai fait de mon mieux pour faire une sépulture décente à celui que je n’ai pas su protéger. Tandis que le désespoir me submergeait à nouveau. J’ai pleuré devant la tombe. Me prenant en pitié, prenant en pitié les humains à qui j’avais causé du tord. Prenant en pitié mes semblables qui tentaient d’exister sans y arriver. La femme dont j’avais pris la vie et l’apparence avait sûrement été une mère... Non, elle l’avait été, c’est moi qui l’ait forcé à quitter ce rôle. Je pense qu’à ce moment là je comprenais pourquoi elle n’arrivait pas à s’enfouir ce jour fatidique, ni même à quitter des yeux son enfant. J’avais mal. Mais ce n’était pas véritablement des remords, c’était juste un fardeau constitué des conséquence de mes actes dont je venait juste de réaliser le poids. Je venais juste de réaliser que depuis le début, j’existais. Mais que je ne l’avais pas encore compris
J’ai levé mes yeux vers la lune blanche dans une océan d’étoile. J’ai continué à pleurer en la regardant jusqu’à ce que l’aube se lève. J’ai prié, comme le faisait auparavant Edern, j’ai prié pour le salut de son âme que je ne révérais plus jamais. Je ne pense pas que je pourrais le rejoindre un jour.

L’aube se levait, marquant le début d’un nouveau jour. Ce cycle ne s'arrêterait sûrement pas de mon vivant... Je décidais de tourner la page, continuer ce qui semblait être une vie. J’avais froid, j’étais encore une vie. L’une des rares tombes bien astiquée me renvoyaient mon reflet. Celui d’une femme de trente ans à la chevelure sombre attachée en une natte serrée et au visage creusée, fatiguée. J’adressais alors des excuses à cette image, lui promettant de la laisser en paix pour de bon.
Je pris l’apparence d’une adolescente qu’il m’étais arrivé de voir, désireuse de changer d’apparence, puis je compris que ce n’étais pas moi, ce n’étais qu’une pâle imitation. Je restait agenouillée là pendant longtemps, ace à ce qui deviendra mon propre reflet, représentant ce que je souhaitais devenir plus tard, ce que je serais plus tard.
Je m’inclinais une fois encore devant la tombe d’Edern Doyle, l’implorant de devenir mon ange gardien dans cette vie. Je n’aurais pas voulu qu’il accepte, je ne le méritait pas. Pourtant il me sembla entendre sa voix comme s’il acquiesçait depuis l’au delà. De toute façon, cette imbécile était trop gentil, et je ne savait que trop quelle réponse serait la sienne.

J’ai commencé à essayer de faire de ma nature quelque chose d’acceptable, qui ne provoquerait pas dégoût en moi. J’ai renié mes pouvoirs, j’ai renié les ténèbres et par extension la couleur noire même. J’ai enfouit le désir de destruction au plus profond de moi-même.. J’ai essayé. En vérité, jamais je ne pourrais vivre en état de manque de façon constante. Je passais mes nerfs de temps à autre sur des Spectres et il m’est arrivé de le faire sur ces humains. Ceux qui l’ont nomme “exorcistes”. Qui prétendent répandre le jugement divin parmi les miens, ceux qui ne comprennent absolument rien. Petit à petit, je me suis fait une situation, mon apparence se précisait, j’ai même malgré moi tissé quelques faibles liens avec des humains qui m’ont pris sous leur tutelle. J’ai même assisté à certains développement de dons parmi eux, de dons qui serviraient à purger les rangs de spectres si nombreux. J’essayais de toujours resté à l'écart jusqu’au jour où j’ai vu quelqu’un développer une affinité avec la lumière.
Cela me fascina.
Mon instinct me criait d’éradiquer la lumière que je voyais, moi je la regardais avec béatitude.
Cette chose représentait tout le contraire de ce que j’étais alors. Le pouvoir de soigner ne prend tout son sens que lorsque vous comprenez ce qu’est engendrer encore et toujours destruction.
J’ai tout fait pour apprendre cela, j’y suis parvenue plus tard, bien que ce pouvoir soit fort faible comparé à ma maîtrise de l’obscure.

Il y a quelque années, je me suis trouvé une place dans une petite ville au sud de l’ancienne Espagne. Elle avait été à moitié détruite durant la guerre et pourtant les gens ici travaillaient ensemble pour la reconstruire. Fascinant. Il y avait aussi un petit coin calme où se trouvait une ancienne aire de jeu pour enfant. Ce lieu paisible, je l’aimais beaucoup. Je m’y sentais sereine. Et jamais je n’étais dérangée, où presque...
Une fois, alors que je renais calmement un bain de soleil, quelqu’un est venu. Je ne fis pas attention à l’humain en feignant de dormir. Ce jour là, j’eu de la chance d’avoir des réflexes suffisamment développés pour échapper à une attaque dévastatrice devant d’un exorciste. Le feu, c’était sans doute l’un des éléments auquel j’étais le plus sensible.
“Nan mais ça va pas ! C’est quoi cette idée d’attaquer les gens dans leur sommeil ! T’aurais pu blesser quelqu’un !”
Je me suis toujours demandé comment pourrait réagir un exorciste face à ce genre de provocation. L’adolescent avait des yeux ronds comme des soucoupes volantes. J’en profitais pour en rajouter une couche.
“C’est vrai quoi ! Jouer les pyromanes c’est dangereux pour la société tu sais gamin ? Allez, ouste !”
Je fis un geste de la main pour l’inciter à partir. Sensible à cette attention il commençait à partir avant de se stopper.
“Toi... t’es un spectre” Oh, question piège. “Comment se fait-il que tu as forme humaine ?”
“Je me sens plus proche de vous que de mes semblables.”
Il me regarda calmement, le pistolet lui servant d’arme visant la terre parallèle à son flan. Peu d’humain peuvent sentir assez bien les auras pour pouvoir me différencier d’une humaine normale. A en juger son jeune âge il devait être l’un de ces exorcistes en fin de formation, suffisamment puissants pour me blesser, suffisamment faible pour mourir face à moi. Il devait probablement le réaliser pour ne pas foncer tête baissé dans un conflit.
“Plus proche des humains ?”
“Dans un certain sens.”
Il s’avança, de mon côté j'eus un léger mouvement de recul, prête à prendre une forme plus imposante. Je fut surprise lorsqu’il me tendit amicalement la main, avec un sourire se voulant rassurant.
“James Wolf”
Je serrais la poignée de main en le regardant dans les yeux. Son attitude se voulait peut être sympathique à mon égard mais ses yeux bleus étaient glacés.


Il est revenu le lendemain à cette aire de jeu, avec un sac contenant de quoi organiser un pic-nic pour deux personne. Je ne m’y attendais pas vraiment. Qu’il ramène un ami afin de m’achever oui, pas qu’il me propose un repas. On a discuté ensemble au sujet de chose “normale”, il s’est même permit de placer quelques commentaires tintés d’humour noir (“Pas mal ce sandwich hein ? Enfin, la chair humaine doit-être meilleur que le bœuf ! Ahah”), il parlais beaucoup, moi - peu, mais dans l’ensemble je me surpris à considérer ce moment comme “agréable”. Le lendemain fut semblable, et le jour qui suivit aussi. Parfois, il essayait de me questionner sur ma nature sombre, je ne répondais que rarement à ses demandes, préférant me taire. Ce qui me surprenait, c’était que ses yeux s’éclairaient au fur et à mesure du temps que l’on passait ensemble. Et c’était sincère.
Pourtant, la semaine suivant, il vint l’air sombre.
“Je dois partir pour Paris.”
Il avait baissé la tête, semblant regretter la séparation. Et quelque part, j’en faisait de même. Ce qui aurait dût être le dernier repas que l’on partageait fut plus triste qu’à l’habituel. Il essaya quand même de meubler le temps aussi bien que d’habitude, mais il avait du mal.
“Dommage que tu doive partir.”
Ce furent mes propres mots. Je les regrette aujourd’hui. A ce moment là, il sembla s’illuminer.
“Tu voudrais ?”
“Je ne sais pas... pourquoi pas. Mais bon, un exorciste et un spectre...”
“Et si tu te faisais passer pour mon familier ?”
“Quo-o-o-oi ?”
Et j’ai accepté. Simplement. A partir de ce jour-là, j’ai commencé à aider James dans ses missions. Jamais on ne passait au Quartiers Généraux. Rapidement, je m’y suis fait à ce train de vie. J’ai trouvé en James un ami et j’ai passé du temps agréable en sa compagnie, et ce fut agréable de combattre à ces côtés, de réduire en charpie d’autre Spectres. Un équilibre où je me sentait bien. C’est aussi lui qui m’a aidé à assumer mes pouvoirs qui tirent leur source des ténèbres, bien que je ne lui ait jamais raconté exactement pourquoi je trouvais les miens pitoyables.
Hélas, cette alliance signa le début de sa perte.
A Berlin, on dut rencontrer un autre exorciste, Lao Fey qu’il s'appelait. Celui à vu à travers ma couverture et à demandé à James pourquoi fréquentait-il un spectre une fois que je m’étais éloignée. Mes sens étaient trop développés pour que je n’entende pas le ton monter dans la chambre 103 de l’hôtel, plus particulièrement un “TAIS-TOI” suivit du bruit caractéristique du verre qui se casse.
Lorsque je suis remontée à l’étage avec un petit plateau sur lequel étaient posées deux tasses de café, je vit le cadavre du chinois. James se tenait debout devant lui sans réaliser ce qui venait de se passer.
“Je... Je l’ai...”
J’ai posé le plateau sur une table et pour la seconde fois de ma vie j’ai enlacé un humain en essayant de le réconforter.

On a réussit à dissimuler le meurtre. Le Spectres ont parfois raison des exorcistes. James mit beaucoup de temps avant d’accepter ses actes mais il devint plus inconscient dans sa manière de se battre. Il risquait plus souvent sa vie et fut blessé mortellement une fois.
Je ne voulais pas qu’il meure, je ne voulais pas me retrouver devant une tombe à nouveau. Et mes maigres connaissance dans le Voie de la lumière ne pouvaient rien pour lui.
Je ne voulais pas pleurer à nouveau.
On a fait un Pacte et il a puisé dans mes forces pour pouvoir survivre.

Ce fut dur de lui apprendre à ne pas succomber à l’instinct de destruction qui accompagnait les ténèbres. Je lui ait aussi appris la voie de l’Obscure. Il avait énormément de mal à se contrôler au début, puis sembla s’y habituer. J’ai rapidement commencé à avoir un rôle passif pendant les combats, lui laissant se lâcher à ces moment là. Même à moi, il me semblait parfois voir un démons. Je ne savais pas encore qu’il s’agissait précisément de l’avenir de l’exorciste. Une fois, on s’est même battue à pleine puissance parce qu’il n’avait pas réussi à se maîtrisé. Au moins, il n’avait pas causé de dégâts humains.
Plus tard, je me suis rendue pour la première fois au QG en sa compagnie, inquiète pour lui. J’y ai appris quelles étaient les conséquences d’un Pacte avec un Spectre. Depuis, j’ai tout fais pour l’empêcher d’utiliser les ténèbres autant que possible. Ce fut d’ailleurs la cause de notre dispute. Il en avait marre de toujours avoir sur le dos une “mère qui lui disait quoi faire”. Je n’ai pas vraiment compris ce qu’il voulais dire par là. Mais suite à cela il parti passer ses nerfs en ville.
Idiote que j’étais, je me suis vexée suite à l’événement et lorsqu’il revint à l’hôtel vers l’aube il était trop tard.
Tous les symptômes qui précédaient la transformation en un Spectre étaient là. Il avait déjà perdu la capacité de s’expliquer clairement. Et c’était ma faute. Je ne savais pas quoi faire. Je ne pouvais rien faire. Pendant la journée, il est devenu un monstre.
J’ai fui.
J’avais peur de James !
J’en ai si honte.
Le lendemain, quand mon ancien coéquipier était déjà loin, je réalisais ce qui venait de ce se passer, ce que j’avais fais. Je m’en voulais. Affreusement. Si mettre fin à mes jours pouvait ramener James à l’état d’humain je l’aurais fais sans même hésiter !
Non... C’était idiot de penser de là sorte. Et je m’en suis rapidement rendue compte.
J’ai tout mis en œuvre pour pouvoir capturer le Spectre de mon ami et de faire en sorte qu’il soit en sécurité dans une vieille grotte dont j’ai moi-même condamné l’accès. Le nouveau-né était encore trop faible pour me tuer et sortir des lieux par lui même. Suite au combat, je fus gravement blessée, j’ai survécu par miracle. Je savais qu’il ne mourrait pas, mais il serra torturé par le manque jusqu’à ce qu’il puisse sortir... Il faudra que j’y fasse face un jour, quand j’aurais trouvé le moyen de ramener son humanité à mon ami.

Je suis retournée au QG, j’ai fait mon rapport aux supérieurs au sujet du déçès du Spectre de James de ma main. Ce fut tout. J’ai décidé d’endosser un rôle d’exorciste à partir de ce moment là, en attendant de trouver un moyen de sauver James.

~Vous derrière votre ordinateur~


[left]-Votre nom (ou pseudonyme habituel) :

-Depuis combien de temps faites-vous du RP ? Ce fut assez irrégulier, j’espère corriger celà.

-Comment avez-vous connu le forum ? Un pur hasard.

-Avez-vous lu le réglement ? Validé par Jun


Dernière édition par Hope Doyle le Dim 3 Oct - 19:51, édité 1 fois
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Jun Honogami
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MessageSujet: Re: Hope Doyle, ou pourquoi les spectres sont pitoyables.   Dim 3 Oct - 19:49

Bienvenue Hope. Tout m'à l'air bon, tu es validée ^^ bon jeu.
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Hope Doyle

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Feuille de personnage
Type de personnage: Spectre
Élément: Ténèbres/Lumière

MessageSujet: Re: Hope Doyle, ou pourquoi les spectres sont pitoyables.   Dim 3 Oct - 19:55

Thanks Vongola Decimo.
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MessageSujet: Re: Hope Doyle, ou pourquoi les spectres sont pitoyables.   

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Hope Doyle, ou pourquoi les spectres sont pitoyables.
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